Introduction

La formation d’une « pierre » dans le système urinaire (rein, uretère, vessie, urètre) est appelée calcul ou lithiase. Ce phénomène peut être retrouvé dans d’autres organes comme par exemple dans la vésicule biliaire, dans la prostate, dans les testicules, … Cela survient lorsqu’une substance soluble se trouve en trop grande quantité dans un liquide saturé. Ainsi cette substance précipite et forme des cristaux qui à leur tour forment des lithiases. Urolife propose une prise en charge globale de la maladie lithiasique, du diagnostic au traitement. Ainsi, en cas de suspicion de calcul, vous bénéficierez rapidement d’une analyse d’urine, d’une prise de sang et d’une imagerie par ultrason ou scanner. Selon le diagnostic, une prise en charge rapide sera organisée. L’accès d’Urolife aux différents plateaux techniques des Cliniques permet d’offrir à nos patients l’ensemble des technologies disponibles pour le traitement de la maladie lithiasique, de la lithotripsie extracorporelle à l’urétéroscopie flexible laser et à la pyélotomie robot-assistée.

Epidémiologie

La maladie lithiasique est une pathologie fréquente qui touche 1 Suisse sur 10. Le risque de récidive est très élevé puisqu’une personne ayant développé un calcul a plus de 50% de malchance d’en développer un autre dans les 5 ans. Les calculs rénaux apparaissent le plus fréquemment chez les personnes d’âge moyen (entre 30 et 60 ans). Les hommes sont plus exposés que les femmes. La déshydratation est un facteur de risque majeur. Le syndrome métabolique (obésité, diabète, hypertension) représente un autre facteur de risque important. Certaines maladies métaboliques (hyperparathyroïde, maladie de Crohn, cystinurie, hyperoxalurie, …) peuvent favoriser leur formation.

Symptômes

Lorsqu’une lithiase est située dans le rein, elle ne provoque que rarement des symptômes. Dès lors qu’une lithiase tente de quitter le rein pour descendre vers la vessie, elle se retrouve coincée dans l’uretère, canal entre le rein et la vessie. Cette migration provoque habituellement des douleurs intenses, en colique. Ces douleurs peuvent être ressentie dans le dos, dans le flanc, dans le bas du ventre ou encore dans les bourses ou les grandes lèvres. Parfois, du sang et de la fièvre peuvent accompagner ce passage du calcul du rein vers la vessie.

Diagnostic

Le diagnostic repose sur les symptômes évocateurs (douleurs intenses dans le flanc). Le scanner permet non seulement de confirmer le diagnostic de calcul, mais apporte aussi des précisions quant à la taille du calcul, au nombre de calculs, à la position exacte, …). En cas de contre-indication au scanner, un ultrason permet de voir des signes indirects de calcul obstructif, comme une dilatation du rein, mais permet rarement de voir le calcul directement.

Traitement

Selon sa taille, qui peut varier entre quelques millimètre à plusieurs centimètres, le calcul peut passer sans traitement dans la vessie, les douleurs disparaissent alors. Si le calcul se retrouve coincé dans l’uretère, un traitement est nécessaire, d’abord médicamenteux (anti-inflammatoires et anti-douleurs), il devient souvent chirurgical. Le but du traitement est de drainer le rein qui se retrouve bloqué par l’enclavement du calcul dans l’uretère. L’insertion d’un petit tuyau en plastique (sonde double J ou sonde urétérale) par la vessie entre le rein et la vessie permet de désobstruer le rein. Si ce geste n’est pas possible, l’urologue est parfois amené à piquer directement dans le rein dilaté à travers la peau pour y glisser un petit tuyau appelé néphrostomie afin de drainer les urines dans une poche de manière provisoire.

 

Une fois le rein désobstrué, si la lithiase n’a pas pu être retirée dans le même temps, plusieurs alternatives sont proposées pour extraire la pierre, selon sa taille, sa position, sa composition et les caractéristiques du patient.

La lithotripsie extracorporelle consiste à viser puis pulvériser la pierre par des ondes de choc (ultrasons) transmis à travers la peau. La « poussière » ainsi créée est ensuite évacuée par l’urine.

 

Une autre alternative consiste à glisser un instrument fin (urétéroscope rigide ou flexible) par les voies naturelles (urètre puis vessie puis uretère) jusqu’au calcul. Une caméra au bout de l’instrument permet de diriger une pince ou un laser afin de morceler et d’extraire le calcul.

 

Dans le cas ou la pierre est de grande taille et est enclavé dans le rein, une chirurgie peut être réalisée où une partie du rein (pyélon) est ouverte est la pierre peut être extraite en un morceau puis retirée du patient. Cette chirurgie peut le plus souvent être réalisé par voie minimalement invasive (laparoscopie ou robotique).

 

Une autre solution consiste à glisser un tube directement dans le rein à travers la peau et d’y glisser un laser pour pulvériser la lithiase afin d’en extraire les fragments (néphro-lithotripsie percutanée)

Finalement, lorsque la pierre moule complétement le rein pendant plusieurs années, celui-ci perd habituellement sa fonction et une néphrectomie totale (ablation complète du rein) peut être réalisée.

Pronostic et prévention

UroLife

Le risque de récidive est élevé (50% à 5 ans), raison pour laquelle une consultation spécialisée en néphrologie est généralement indiquée, ceci afin de rechercher la cause de la maladie lithiasique et de prévenir les récidives. Afin de diminuer le risque de récidive, un apport suffisant en boissons (eau) d'environ 2,5 litres par jour est conseillé. Un régime équilibré, en surveillant et éventuellement diminuant les apports en sel et en protéines est de mise. Certains aliments riches en oxalate sont parfois à éviter. Urolife propose à ses patients jeunes ou multi-récidivants un bilan diététique et néphrologique qui permettra d'identifier les facteurs de risques et de les contrôler au mieux.